Un test et une vidéo intégralement réalisés par Sébastien, un grand merci à lui !

jeu1.jpgAprès la glorieuse sortie du premier volet des aventures des Chevaliers de Baphomet, le studio Revolution Software remet ça avec Les Boucliers de Quetzalcoatl, une aventure qui mènera le joueur de continent en continent, à la poursuite de pilleurs et de trafiquants de trésors, le tout dans un univers Maya passionnant et disons le… très prenant.

Le jeu iPad "Les Chevaliers de Baphomet – les Boucliers de Quetzalcoatl: Remasterisé" est vendu 5,49 euros ici sur l’AppStore

Retrouvez le test complet et la vidéo dans la suite de l’article :

Pour la suite des aventures rebondissantes des Chevaliers de Baphomet, nous retrouvons nos deux compères (et amoureux) Georges l’Etats-unien et Nicole la Française. L’intrigue se met en place très rapidement et plonge le joueur dans une spirale qui l’amènera très vite à voyager : exit l’Europe du premier volet, et bonjour l’Amérique Centrale (le « Quetzal » étant d’ailleurs l’emblème du Guatemala). Une partie de l’action se passe à Quaramonte City, une ville fictive où sévissent des trafiquants d’art Maya et une compagnie de transport aux allures crapuleuses.

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Le thème, et c’est d’ailleurs le premier point fort du jeu, est une vraie mine d’or pour les scénaristes, qui se sont évertués à tisser une toile d’énigmes plus tordues et complexes les unes que les autres. Quel lien aurait un professeur Parisien émérite et un général magouilleur d’une petite bourgade tropicale ? Comment une journaliste va se retrouver tour à tour piégée dans le métro Londonien et bâillonnée dans un entrepôt Marseillais ? Qu’est-ce qui unit les innombrables personnages rencontrés lors de l’enquête ?

Un entrepôt-coupe-gorge Marseillais : jeu2.jpg

Pour mettre en lumière toutes ces interrogations, il faut donc mener son personnage dans des scènes très variées : l’intérieur d’un manoir, une place de marché, un commissariat, une jungle,… et le faire interagir avec son environnement, en touchant les éléments du décor. Concrètement, des petits cercles bleus apparaissent sur le sol, les objets et les personnages, et déclenchent différentes actions : parler, ramasser, donner ou montrer un des biens de notre inventaire,… Le principe est simplissime et ne nécessite pas ou peu d’explications, que vous retrouverez de toute façon dans un menu d’aide très clair.

Menu aide, toujours, où le jeu pourra vous donner des indices (jusqu’à 5) lorsque vous serez bloqués. Une manière de vous sortir d’une situation très tordue, ou de finir le jeu plus rapidement, à vous de voir.

Un menu d’aide bien (trop) utile :
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Car l’aventure demandera de plus en plus de jugeote de la part du joueur, et parfois même un brin de folie. La difficulté est croissante, car partis d’une scène relativement simple (où une clé ouvre une porte, qui elle-même libère un extincteur, qui éteint un feu, etc.), on se retrouve à mi-jeu dans des combinaisons beaucoup plus complexes, qui vous feront passer de très longues minutes « sur place ». Sans compter que Georges, le protagoniste, a les poches tellement grandes qu’il pourrait en faire rougir Mary Poppins : une boîte de croquettes pour chien, une corde, une statuette, une culotte (si si), un ver de terre, un poisson… et le tout dans un short ! Que peut-on demander de plus ?

Poser des questions sur les personnages vous permettre d’avancer :
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Bref, de la réflexion, Les Bouclier de Quetzalcoatl vous en demandera, et pas qu’un peu. De telle manière que le jeu vous occupera entre 6 et 8 heures, voire moins si vous suivez l’aide contextuelle. Ce qui est, admettons-le, très correct pour un jeu iPad.

Précisons que la durée de vie est étroitement liée au scénario, qui, loin d’être plat, est ficelé de telle sorte que le joueur ne voudra sauter aucune partie, ni cinématique. Un mélange de dialogues, de scénettes et d’action, le tout pimenté par un humour voulu… et non voulu ! Il est effectivement assez rigolo de voir comment l’expression faciale et l’énervement de Georges changent en une fraction de seconde, comment notre héro à une fâcheuse tendance à se compliquer la tâche pour obtenir un objet qui dans l’absolu est infiniment inutile à la poursuite de l’aventure, ou encore sa façon trop méticuleuse de décrire une action qu’il vient d’effectuer (« Grâce à la clé trouvée par terre, j’ouvre la porte qui me permet de sortir de la maison »). Le tout sous-titré (avec choix de la langue), bien sûr.

Quelques cinématiques viennent pimenter la trame du jeu :
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En terme d’adaptation PC / Ipad, le mode Point & Click (où devrait on dire ici Point & Touch) est peut-être le plus agréable sur une tablette d’Apple. Si le titre date de 1997, sa version remasterisée pour l’iPad, et son grand écran, est un vrai bonheur de jouabilité. Tout juste notera t-on les quelques défauts de reconnaissance (il faut parfois recliquer plusieurs fois une action pour la jouer). Mais les développeurs ont aussi misé sur le côté interactif de la tablette, avec la possibilité de sauvegarder sa progression dans sa DropBox (une application de synchronisation de documents) de telle sorte à pouvoir continuer sa partie sur différentes machines. Le GameCenter est aussi de la partie, fut-il utile de le préciser.

Non l’image n’est pas brouillée, ce sont bien des pixels…

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Les points faibles seraient-ils bien cachés ? Très certainement. Car à l’exception d’un graphisme d’avant guerre pour les différents tableaux, où l’on ne parle même plus de pixellisation, cette version iPad des Chevaliers de Baphomet est une grande réussite. La durée de vie, la jouabilité, l’interactivité, l’ambiance et la difficulté croissante sauront aussi bien ravir les fans de la première heure que les nouveaux joueurs en quête d’aventure. Un hit.

Le jeu iPad "Les Chevaliers de Baphomet – les Boucliers de Quetzalcoatl: Remasterisé" est vendu 5,49 euros ici sur l’AppStore

Et le voici en test vidéo :

 

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